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Pourquoi soutenir le projet de LAFCCOD ?

Un projet qui porte des résultats concrets pour améliorer les conditions de vie de la population locale.

Crée en 1989, LAFCCOD vient d’abord en soutien aux petits pêcheurs des côtes, pauvres et marginalisés. La mission de nos partenaires est d’appuyer les capacités des petites communautés de pêcheurs des provinces de Zamboanga del Sur et de Lanao del Norte dans la gestion des écosystèmes marins et côtiers, leur émancipation y inclus celle des femmes musulmanes, chrétiennes et indigènes, ainsi que de promouvoir le respect mutuel des trois peuples et une paix durable.

« Le littoral de ces deux provinces est riche en produits de la pêche, explique Fermin Flores, membre du staff de LAFCCOD, ce qui fait que, d’une façon ou d’une autre, la population est liée à la pêche. Pourtant, malgré cela, l’immense majorité des pêcheurs vivent dans une incroyable pauvreté (de 55 à 59% sous le seuil de pauvreté, selon les zones). Notre vision est que les petits pêcheurs puissent exploiter les ressources maritimes de manière durable.  »

LAFCCOD porte une attention particulière à la protection et revitalisation des zones de pêche qui sont essentielles aux petits pêcheurs pour subvenir aux besoins de base de leur famille. La replantation de mangroves permet de freiner l’érosion des sols et de protéger la biodiversité. Une « jungle » de palétuviers qui protège les côtes contre les effets du réchauffement climatique.

«  Chaque année, nous subissons des catastrophes naturelles, des inondations, des typhons, des tornades. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de réhabiliter nos côtes. Nous avons besoin de protections naturelles contre ces désastres  », explique Zainoden Abdillah, fermier-pêcheur qui préside l’association des pêcheurs et agriculteurs de Pagilidan, à Sultan Naga Dimaporo, entité majoritairement musulmane de la province du Lanao del Norte.

Faire des pêcheurs également des agriculteurs ou des éleveurs est une priorité de LAFCCOD pour qu’ils puissent subvenir à leurs besoin en saison basse.

« En haute saison, il y a beaucoup de poissons mais, en basse saison, quasiment pas, détaille Fermin Flores. Selon les périodes de l’année, 4 kg de poissons en une pêche de 8 heures constitue un minimum, en haute saison. Ou un objectif presque irréaliste, en basse saison ! On comprend la précarité des petits pêcheurs quand on sait que les gros bateaux commerciaux ramassent plus de 300 kg par jour. Théoriquement, ils ne peuvent pas pêcher à moins de 15 km des côtes mais il arrive qu’ils pêchent à la dynamite, ce qui est strictement interdit. Bref, nous devons absolument diversifier les moyens de subsistance pour les périodes maigres, c’est pourquoi nous donnons aux pêcheurs des porcs, des chèvres, des poulets, des canards, et donnons des formations en élevage et culture. »

Cette diversification ne passe pas seulement par la promotion d’activités agricoles et d’élevage, elle passe aussi par des activités de transformation telle que le conditionnement de sardines en bocal. Ces activités génératrices de revenus permettent évidemment de compléter les rentrées de la pêche et de l’agriculture et l’élevage mais aussi d’écouler les surplus.





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