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16 octobre 2020  Actualités

Journée mondiale de l’alimentation

Le coronavirus aggrave la situation de la faim dans le monde

Quatre. C’est le nombre de nouvelles personnes victimes de la faim, chaque seconde, suite à la crise sanitaire du Covid-19.

À l’heure actuelle, plus de 820 millions de personnes ne mangent pas à leur faim et l’urgence climatique menace de plus en plus la sécurité alimentaire. Suite à la crise du coronavirus, près de 130 millions de personnes pourraient s’ajouter à celles-ci avant la fin de l’année 2020 [1].

La Journée mondiale de l’alimentation est célébrée chaque année le 16 octobre à travers le monde. A l’initiative des Nations Unies, cette journée est l’occasion de s’interroger sur le rôle vital que joue la nourriture pour les populations et sur les causes structurelles de la faim. Entraide et Fraternité mène activement son combat contre la faim depuis sa création, il y a 60 ans, pour qu’enfin cet objectif #faimzéro espéré, devienne une réalité.

Alors que les pays du monde entier subissent les conséquences de la pandémie du coronavirus, la Journée mondiale de l’alimentation lance un appel à la solidarité mondiale afin d’aider les populations les plus vulnérables à se relever et à rendre leurs systèmes alimentaires plus durables, plus robustes et plus résilients. À cet effet Entraide et Fraternité veut promouvoir un modèle alimentaire basé sur l’agroécologie.

Cultiver, nourrir, préserver. Ensemble.

Préserver l’accès à des aliments sûrs et nutritifs est -et continuera d’être- un élément essentiel de la réponse au coronavirus, en particulier pour les plus pauvres et les plus vulnérables du monde qui sont les plus durement touchés par la pandémie et par les chocs économiques qui en dérivent. Nous le savons les causes de la faim sont structurelles ainsi que leurs solutions : changer de modèle alimentaire est indispensable et c’est l’accent principal que nous menons avec nos partenaires au sud.

Le programme droit à l’alimentation mis en place par Entraide et Fraternité permettra à terme à 965 organisations paysannes d’améliorer la production agricole de leurs membres et de lutter durablement contre la faim. Au total, 114.645 familles paysannes renforceront ainsi leur sécurité alimentaire, tirant de leurs activités un revenu suffisant pour sortir de la pauvreté et envisager un avenir plus serein.

À travers ce programme rappelons qu’Entraide et Fraternité veut souligner la capacité de résistance de la paysannerie, son sens de l’initiative et de la solidarité, sa créativité et son courage contre toutes les formes d’oppression politique et économique. Et l’importance de soutenir l’agroécologie qui appelle à des changements dans nos modes de consommation et de production pour qu’ils soient respectueux de notre « maison commune » et de ses habitant·es.

Objectif faim « zéro »
Ces vingt dernières années, la croissance économique rapide et une meilleure productivité agricole ont permis de diviser par près de deux le nombre de personnes sous-alimentées. De nombreux pays en développement sont maintenant à même de répondre aux besoins alimentaires des plus vulnérables. L’Asie centrale, l’Amérique latine et les Caraïbes ont accompli des progrès considérables en vue d’éradiquer la faim extrême.

Ces progrès constituent une réussite notable en vue d’atteindre les cibles fixées par les premiers Objectifs du millénaire pour le développement. Malheureusement, la faim continue de freiner le développement de multiples pays. On estimait à 821 millions le nombre de personnes chroniquement sous-alimentées en 2017et à plus de 90 millions le nombre d’enfants de moins de 5 ans souffrant d’une insuffisance pondérale grave. La sous-nutrition et l’insécurité alimentaire augmente presque partout en Afrique et en Amérique du Sud.

Les Objectifs de développement durable visent à mettre un terme à la faim et à la malnutrition sous toutes leurs formes d’ici 2030, en faisant en sorte que toutes les personnes – notamment les enfants et les plus vulnérables – aient accès à une alimentation suffisante en quantité et en qualité, tout au long de l’année. Cela implique d’encourager des pratiques agricoles durables, d’améliorer les moyens d’existence et les capacités des petits paysans, de permettre une égalité d’accès à la terre, aux technologies et aux marchés. Cela implique aussi une coopération internationale pour assurer les investissements dans les infrastructures et technologies qui améliorent la productivité agricole.

Source : Programme des Nations Unies pour le développement.

821 millions
de personnes sous-alimentées en 2017.
1 sur 3
Dans le monde, 1 femme sur 3 en âge de procréer est anémique
1 sur 8
Plus d’un adulte sur 8 est obèse.
26%
L’agriculture emploie 26% de la population.
22%
Presque 22% des enfants de moins de 5 ans souffraient encore de problèmes de croissance en 2017.
63%
Des gens souffrant de la faim se trouvent en Asie.

Source : Programme des Nations Unies pour le développement



[1Source : programme alimentaire mondial.



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