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Septembre 2019

Juste Terre ! n°162

Cela ne vous aura pas échappé : il a fait un peu chaud cet été. Et c’est peut-être là un lien observable entre les règles du commerce international qui favorisent encore et toujours la surproduction d’objets inutiles et les inondations aux Philippines. D’un bout à l’autre de la planète, la résistance ne faiblit pourtant pas, notamment en ce qui concerne
la sauvegarde d’une agriculture familiale et raisonnée.

Dernièrement, une chaîne de télévision privée belge relatait la mort de migrant·e·s comme étant un choc pour les touristes belges qui les ont découvert·e·s. Interrogé à ce sujet, le tour opérateur a proposé à ses client·e·s de changer d’hôtel.
Ainsi, la réalité des politiques migratoires est cachée : si la méditerranée est un cercueil pour de nombreux·se·s malchanceux·se·s, elle doit conserver sa fonction et son image de lieu de villégiature et de loisir pour les européen·ne·s. Il s’agit de ne pas perturber l’économie et de cacher le désastre provoqué par une Europe forteresse se montrant incapable d’accueillir.
Au-delà du fait divers et d’un manque de déontologie journalistique, cette histoire met en avant deux réalités bien différentes : les un·e·s peuvent s’offrir de confortables vacances, les autres risquent des traversées dangereuses dans l’espoir d’une vie meilleure. Elle illustre les inégalités entre les peuples du Nord et du Sud. Bien sûr, la répartition des richesses à travers le monde est un phénomène complexe dont la responsabilité n’est pas imputable à une poignée de vacancier·e·s.
Il n’est cependant pas inutile de rappeler que l’Europe s’est enrichie en exploitant les ressources d’autres pays et que si le passage d’une frontière n’a pas les mêmes conséquences selon que l’on soit né d’un côté ou de l’autre de la Méditerranée, c’est que la dette des pays du Nord envers ceux du Sud est encore loin d’être remboursée.




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