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24 avril 2020  Actualités

Coronavirus en RD Congo : les femmes en première ligne

Témoignage de Nunu Salufa

Si le coronavirus continue de meurtrir la Belgique, il a dangereusement débuté son avancée dans les pays du Sud.

En République Démocratique du Congo, où le virus a fait son apparition le 10 mars dernier, c’est la ville de Kinshasa qui est particulièrement touchée. La capitale, avec ses quelques dix millions d’habitants, concentre 295 des 327 cas officiellement enregistrés dans le pays et la totalité des décès (25).

Pour faire face à cette pandémie, le président Félix Tshisekedi a mis en place l’état d’urgence sanitaire le 24 mars dernier et depuis le mardi 21 avril, le port du masque est devenu obligatoire dans la capitale et dans toutes les provinces qui enregistrent des cas positifs. À l’heure actuelle, quatre des 26 provinces du pays sont touchées en dehors de Kinshasa. Il s’agit du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Kwilu et de l’Ituri.

Notre partenaire congolaise Nunu Salufa, directrice de l’APEF, l’Association pour la Promotion de l’Entreprenariat Féminin, nous raconte comment les habitants de la ville de Bukavu, au Sud-Kivu, réagissent aux différentes mesures prises par le gouvernement.

Un risque accru pour les villageoises

Créée en 1996, l’APEF appuie les femmes à faibles revenus qui travaillent dans le secteur économique informel dans la ville de Bukavu. L’association continue sa mission essentielle malgré le confinement. " Nous sommes en confinement, mais nous avons réfléchi afin de trouver un moyen de continuer à travailler tout en respectant les mesures. Dans les villages, les femmes sont beaucoup plus affectées par la situation car elles ne peuvent pas s’empêcher d’aller au champ pour nourrir toute la famille avec tout le risque possible d’être contaminée, voire violée. Aucune mesure d’accompagnement de personnes vulnérables n’a été prise jusqu’à présent, alors même que le gouvernement exige le confinement. "

Les femmes ne sont pas les seules à ne pas pouvoir respecter le confinement. C’est également le cas des jeunes qui continuent à s’occuper de leurs activités maraîchères et autres pour alimenter les marchés en légumes.

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Malgré le confinement, les femmes continuent à se rendre aux champs

" L’APEF reste active malgré le confinement"

"Les femmes et les jeunes filles accompagnées par APEF à Bukavu produisent des masques, du savon, etc." pour pouvoir aider la population locale.
Celles de milieux ruraux s’occupent de leurs activités champêtres et des transformations de produits agricoles. C’est le cas de la Coopérative UMOJA pour le riz, celle de MAPENDO pour le maïs, celle de COOPAMOKA pour le manioc et celle de RAFIKI pour l’huile de palme. Les animateur·trice·s d’APEF quant à eux, continuent à faire le suivi et en profitent pour réaliser un indispensable travail de prévention et de sensibilisation face à la menace du coronavirus.





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