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18 décembre 2020  Actualités

Burundi

Aidez à la construction de sources d’eau pour lutter contre la Covid-19

Décider de boire l’eau ou de l’utiliser pour se laver les mains. Tel est souvent le paradoxe auxquels sont confrontés les Burundais.

Aujourd’hui, nous voulons vous parler du lien entre le manque d’eau et la propagation du coronavirus dans les pays du Sud. Il est inquiétant. La pandémie du coronavirus a montré que le manque d’eau a des conséquences encore plus dramatiques sur des milliards de personnes pauvres qui n’ont pas accès à cette ressource vitale indispensable à leur santé.

C’est le cas au Burundi. Les communautés qui vivent dans des zones excentrées manquent cruellement d’eau potable. Sans eau à proximité immédiate, elles ne peuvent pas respecter les mesures d’hygiène de base - comme celle de se laver les mains à l’eau et au savon - pour se protéger du coronavirus. Cette difficulté, les habitants de la région de Rumonge, au sud-ouest du Burundi, la vivaient déjà dans le passé. Mais la crise sanitaire du coronavirus n’a fait que l’accentuer.

L’EAU, COMME MAILLON ESSENTIEL DE LA LUTTE CONTRE LE CORONAVIRUS

En effet, les habitants de cette région vivent parfois à plus de 10 kilomètres d’une source d’eau. Une fois arrivés à la source, après des heures de marche, ils sont contraints encore d’attendre pour obtenir un peu d’eau potable pour leur famille car un tout petit filet d’eau coule seulement de ces sources. Depuis l’arrivée du coronavirus, les allers-retours entre le village et la source augmentent car ils ont besoin de plus d’eau pour respecter les gestes barrières. Les populations sont épuisées. Particulièrement les femmes et les enfants à qui revient le plus souvent la « corvée de l’eau ».

Espérance, 7 ans, « porteuse d’eau »

Chaque jour, Espérance part avec ses deux jerricanes vides pour rejoindre à pied la source d’eau la plus proche de son village. Sa mission ? Revenir avant la nuit avec ceux-ci remplis. L’eau qu’ils contiennent servira à toute sa famille. Son rôle de « porteuse d’eau », Espérance ne l’a pas choisi. C’est souvent aux enfants et aux femmes que revient la corvée de l’eau. Avec la crise du coronavirus, cette corvée est encore plus pressante, essentielle. Et la responsabilité qui repose sur les épaules de ces enfants et de ces femmes est lourde. Espérance parcourt chaque jour plus de 4km, chargée de 10 litres d’eau.

Inutile de rappeler qu’au Burundi comme ailleurs, l’eau, c’est la vie. Le manque d’eau peut être vecteur de mort lorsqu’il transmet des maladies : dysenterie, diarrhées, etc. Et maintenant le coronavirus. Décider de boire l’eau ou de l’utiliser pour se laver les mains. Tel est souvent le paradoxe auquel sont confrontés les Burundais. Le manque d’eau constitue de toute évidence un facteur d’aggravation de la contagion.

Plus de 30 % de la population burundaise n’a pas accès à l’eau potable. La province de Rumonge figure parmi les provinces les moins approvisionnées. C’est dans cette région que l’Organisation d’appui à l’autopromotion (OAP), notre partenaire burundais, veut aménager 15 sources d’eau potable. Car sans eau, impossible de boire, de cultiver et de se laver pour se protéger du coronavirus.

Don par virement : Sur le compte BE68 0000 0000 3434

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