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Transafrica 2016 - Message 17

Rencontres à travers le Zimbabwe et entrée en Afrique du Sud

Voici la suite de la Transafrica avec l’entrée dans le sixième pays ... celui de Nelson Mandela !

En quittant Kathy Bond et John Stewart.

Kathy travaille sans relâche au sein d’une équipe rédigeant des manuels de vulgarisation à destination de toutes les couches de la population Zimbabwéenne (en anglais "Africa Community Publishing and Development Trust"). Parmi ces nombreuses publications, je relève les idées maitresses d’une brochure intitulée "Yesterday’s sun rises today" (traduction : le soleil d’hier se lève aujourd’hui). Au moment ou le gouvernement Zimbabwéen entend rénover la constitution dans un pays aux multiples problèmes, l’équipe de Kathy parcourt les villages pour sensibiliser les gens à l’importance de cet ensemble de lois et de principes qui devrait conduire à un développement basé sur davantage d’humanité, de justice et de paix. Avec des moyens pédagogiques appropriés et des illustrations à la portée de tous, ce manuel attire l’attention sur la nécessité de faire le lien entre les traditions et leurs innombrables richesses et les défis actuels à relever. Parmi ceux-ci citons : la protection des personnes vulnérables (enfants, jeunes, personnes âgées, personnes "moins valides", etc.), la protection des Droits humains fondamentaux de tous en particulier des femmes et tout ce qui touche la problématique du genre (équilibre et respect mutuel hommes/femmes - "gender" en anglais), la liberté et en particulier la liberté de conscience, les droits du travail et les droits politiques de tout citoyen. ... ET comme le dit un poète Zimbabwéen : "Les plantes, la terre, le peuple ont besoin de soleil et de pluie pour fleurir. Le peuple et ses leaders ont besoin à la fois des traditions et d’une constitution nouvelle pour fleurir comme un arc-en-ciel d’espoir."

Quant à John, voici ce qu’il me disait au moment de le quitter, dans un interview dont vous retrouverez l’essentiel dans le film "Transafrica 2016" qui sortira vraisemblablement en mai prochain. Cela fait longtemps que John agit et réfléchit à la problématique de la non-violence, dans différents pays d’Afrique, actuellement au Zimbabwe et par le passé avec les Quakers en Afrique du Sud. A la suite de la guerre de libération se terminant par l’indépendance du Zimbabwe en 1980 que faire des nombreux soldats engagés dans cette guerre ? Il se fait que le Zimbabwe est un des pays au monde qui consacre le plus fort pourcentage de son budget à la police et à l’armée : 30 pour cent ! Par ailleurs, une autre problématique est celle du multipartisme : comment faire en sorte que des partis différents puissent s’exprimer librement et accéder aux élections alors que dans la réalité un seul parti (celui de Mugabe qui s’accroche au pouvoir) prétend représenter- à lui seul - tout le monde !

Quant à Nelson Mandela, sorti de prison après 27 ans, John l’a rencontré une fois en tête-à-tête durant 10 minutes. Celui qui a mis fin à une gouvernance exclusivement par les Blancs, est resté cinq ans seulement au pouvoir. Selon John, ce très grand personnage était très intéressé par les initiatives de non violence dans la région de l’Afrique Australe. Selon John, il reste pour nous tous et en particulier pour les jeunes quelqu’un de très important qui peut encore inspirer notre action et notre engagement aujourd’hui, là où nous sommes.

La région de Masvingo touchée par une sécheresse sans précédent.

Le phénomène "El Nino" (comme l’explique très bien un article de la revue "National Geographic" de mars 1999, trouvée dans la très achalandée bibliothèque de John) trouve son origine dans l’océan Pacifique à hauteur du Pérou, entrainant un réchauffement et un bouleversement climatique jusqu’en Afrique et en Europe, via le détroit de Magellan au Sud du Chili et de là, via l’océan Atlantique. Dans la région de Masvingo au Zimbabwe que je viens de traverser, il n’a guère plu depuis longtemps. Fin 2015, selon un journal
zimbabwéen, près de 5.000 têtes de bétail sont mortes faute d’avoir pu trouver de l’eau en suffisance et à force de s’être épuisées à la chercher. En quittant Harare, devant mes yeux, dans les champs, c’est la désolation : je cherche vainement des plants de maïs dépassant un demi-mètre, souvent il n’y a rien qui a poussé ... faute d’eau ! Dans les champs le maïs qui est sorti est irrémédiablement sec. Les pays d’Afrique Australe (Zimbabwe, Botwana, Lesotho, Afrique du Sud) connaissent une sécheresse telle que ces pays doivent importer des milliers de tonnes de maïs pour nourrir leurs population. Dimanche matin, troisième jour à vélo, je parle avec deux femmes qui enlèvent quelques mauvaises herbes d’un champs de maïs en attendant désespérément la pluie. Le maïs dépasse à peine 50 centimètres. Elles gardent malgré tout le sourire ; elles acceptent que je les prennent en photo et que je les filme ... en les quittant, à ma plus grande surprise, l’une d’elles me demande mon numéro de tél ! Leur ayant donné un paquet de biscuits, elles se mettent à chanter ... comme Marceline, l’Africaine !

Accueil durant trois nuits chez des fermiers blancs.

Parti de la capitale Harare, vers 15h vendredi 22 janvier, j’arrive vers 18h à 30 km au sud sur une aire de stationnement de camions selon une suggestion de John. Ne m’y trouvant pas suffisamment en sécurité, je poursuis ma route. Bien m’en a pris ... car je ne tarde pas à rencontrer une dame blanche, une fermière à qui je demande de pouvoir installer ma tente dans sa propriété. Avant de se prononcer, elle me dit qu’elle doit d’abord demander l’avis de son mari ... lequel ne tarde pas à m’embarquer avec sa camionnette (avec le vélo) vers la ferme. Accueil "aux petits soins" : chambre d’ami de style Zimbabwéen avec moustiquaire ... non troué, repas copieux et vin Sud-africain, glace au dessert. Après le repas, échange très intéressant sur les réfugiés au Moyen-Orient et en Europe. Dirk et Margo (ce sont leurs prénoms) prennent contacts avec des amis et des cousins respectivement à 110 et 180 km de chez eux. Chouette je bénéficierai de deux nuits confortables de plus ... !

Samedi 23 janvier, levé à 5h pour bénéficier des heures fraîches de la journée, je quitte mes hôtes vers le sud. Une heure de route à peine quand le pneu avant se dégonfle. Après investigation, je retire du pneu un fin morceau de fer d’un centimètre de long et de moins d’un millimètre de section. Première crevaison après 50 km seulement ! Cette première longue journée (110 kms) me conduira à Chivhu sous un soleil de plus en plus écrasant. Durant les 20 derniers kms, je manque d’eau et j’arrive avec bonheur chez Pieter et Tudor, un couple de fermiers blancs qui ont quitté leur ferme pour ouvrir un commerce de vente de nourriture pour poulets. Ils sont installés dans l’ancienne cure de l’Eglise réformée Neerlandaise, le pasteur étant parti, ne restant plus dans la ville que trois familles suite au départ massif des fermiers blancs vers l’Australie, la Nouvelle-Zélande, depuis les dramatiques bouleversements provoqués par la réforme agraire imposée par Mugabe ... ce qui a provoqué - faut-il le rappeler - la désorganistion totale de l’agriculture, et delà du pays. L’accueil est tout aussi excellent que la première soirée. Comme de coutume, c’est la petite fille prénommée Sharné âgée de 7 ans qui récite le bénédicité ... "Give us today our daily bread ... and also water !". Au menu du poulet, légumes régionaux, riz et pommes de terre. Il y a aussi un fils, prénommé Pieter comme son père et son grand-père qui a terminé sa scolarisation à domicile, avec comme professeur sa grand-mère. Reste à passer au "jury central" du Zimbabwe. Avec fierté, il me montre son VTT qu’il a motorisé en lui ajoutant un moteur de motocyclette et un réservoir contenant deux litres d’essence avec lesquels il peut rouler durant 200 kms ! Durant la soirée, nous échangeons longuement sur les grands problèmes actuels : la radicalisation de certains musulmans en Europe et dans le monde, les guerres au Moyen-Orient et en Afrique ; la montée des églises "Apostoliques" au Zimbabwé entrainant une terrible manipulation des consciences ... au service de l’un ou l’autre gourou !

Le lendemain matin, dimanche 24 janvier, départ en présence de la famille. La petite fille me donne une pièce de monnaie sud-africaine ... en guise de porte-bonheur. La fermière me précède sur 3 kms avec sa voiture afin de me montrer où bifurquer vers un itinéraire bis moins fréquenté. En descendant vers Masvingo en passant par Gutu, ce sera bien plus agréable. Toutefois la chaleur à partir de 10 heures monte de nouveau pour devenir presque insupportable entre 12 et 16h. Ayant mal interprété les explications de Dirk, je me retrouve à l’entrée de la ville alors que j’aurais du bifurquer vers la droite 20 kms plus tôt. Un coup de fil résout le problème : Kobus, le cousin vient me chercher avec sa camionnette. Accueil tout aussi chaleureux par la famille Nel, également Afrikaans d’origine. Le père de Kobus (diminutif de Jakobus, un prénom bien biblique) a érigé la ferme dans les années 1930, reprise par le fils dans les années 1970. Cette décennie fut très dangereuse durant la guerre de libération qui se termina en 1980 par l’indépendance du Zimbabwe. Deux décennies suivirent marquées par un développement positif du pays. Les années 2000 furent tout autre avec comme déja dit l’exode (souvent forcé) de la plupart des fermiers blancs. Remplacés par des noirs - certains étant des "parachutés politiques" proche du pouvoir Mugabe sans expertise aucune - les fermes périclitent. Le pays qui exportait du maïs vers la Zambie, est obligé d’en importer de ce pays limitrophe. Nous échangeons de tout cela et surtout sur le problème de la sècheresse qui asphyxie la région depuis plusieurs mois, au cours d’un repas qui commence par un bénédicité, récité main dans la main, Kobus confiant mon voyage - non sans risques - à Dieu dans lequel nous croyons. Leur seconde fille venant de perdre son emploi comme comptable dans une importante société de transports de la capitale est revenue chez ses parents. Durant quelques secondes, huit mains blanches et nos bras forment un cercle en silence autour de la table. A la fin du repas, la famille m’invite à sortir pour se réjouir de la pluie qui vient de tomber ... mais joie de courte durée, cette petite ondée n’ayant même pas pu rafraichir la terre. Le bétail cherche désespérement de l’herbe en ce mois de janvier où d’habitude l’herbe est bien haute. A 67 ans, Kobus et Ann ne savent où aller : ils ont investi tout ce qu’il possédaient dans cette ferme dans un pays qui est le leur depuis trois générations et où leurs enfants et petits-enfants sont nés ; le système des pensions (pour les Blancs) a été supprimé du jour au lendemain depuis la crise de 2000 et ils n’ont aucun moyen pour émigrer vers l’Australie comme d’autres l’ont fait. Depuis la radicalisation du système politique de Mugabe, un apartheid en sens inverse s’est installé au Zimbabwe. Finira-t-il par disparaitre ... oui vraisemblablement de lui-même, sans faire de bruit ... faute de Blancs ? Comme dans d’autres pays d’Afrique, viendront (et viennent déjà) des Chinois pour
compliquer encore un peu plus la survie et la souveraineté des Zimbabwéens.

Lundi 25 janvier, à 6 heures du matin, Kobus me conduit à l’endroit où il m’a chargé. Il prend des photos du vélo et de son chargement vraiment exceptionnel (en anglais Zimbabwéen c’est "Abnormal" comme écrit sur les gros camions). Ann, son épouse m’a cuit des oeufs et préparé des tartines (fromage + confiture ... "very british" mais délicieuses) ! Au moment du départ, droit comme un "I", il soulève sa casquette ... moment rempli d’émotion : "Come back with your family !". J’ai refusé qu’il m’avance de quelques kms. J’ai
décidé de faire comme les "Poussins", le couple de Français (Alexandre, également cycliste" tourmondiste" et Sonia - lisez les deux tomes de "Africa Trek") qui ont relié à pied durant trois ans, le Cap (au Sud de l’Afrique du Sud) jusqu’en Palestine en suivant la grande dépression du Rift, le berceau de l’humanité. Comme eux, je suis bien décidé à demander chaque soir l’hospitalité ou un endroit pour planter ma tente. Le début de la Transafrica 2016 me réussit pleinement. Ce lundi soir, pour ma quatrième nuit, je suis hébergé chez John, un monsieur Blanc, un des rares à être restés dans cette ville de Masvingo oû je suis arrivé vers 16h et chez qui l’on envoie les "backpakers" et cyclistes (plus rares) de mon espèce. Je loge à deux pas de l’église hollandaise (en Afrikaans, cela s’écrit "Nederduitse Gereformeerde Kerk") et de la mosquée ... demain, pas besoin de réveil-matin !

Au bord de la route de Harare ... en attente depuis 3 jours ...

C’est la situation pénible de trois femmes et d’un homme, attendant désespérément un transport pour leurs six énormes balles de fibres naturelles destinées à la fabrication de balais ... qu’ils espèrent vendre à la capitale à raison de 5 cents pièce. S’ils y parviennent et après avoir payé le transporteur 10 dollars par balle, que leur restera-t-il de ce voyage d’une semaine ... qui n’a pas encore commencé ? Nous parlons de la pluie ... qui ne vient pas et des estomacs qui restent désespérément vides ! Nous sommes ici tout
proches de la réalité des séquelles du réchauffement climatique d’une planète ayant - par ailleurs - pas mal d’autres préoccupations !

Deux demi-journées de rencontres à Sese et à Ngundu.

Mardi 26 janvier, 55 kms seulement parcourus en une matinée laissant le reste de la journée libre pour visiter le village de la famille de David Manenji. Un projet intéressant pour cette région comptant beaucoup d’orphelins (en grande partie à cause du décès des parents suite au SIDA), c’est celui de l’accueil par les familles elles-mêmes. Pas besoin de grosse structure pour héberger collectivement ces orphelins ; ceux-ci vivent dans les familles, leurs frais scolaires étant pris en charge. Pas mal comme autofinancement d’un projet bénéficiant à jusqu’à 15O enfants et adolescents ! Nous visitons deux écoles (l’une secondaire, l’autre primaire). Les élèves de celle-ci sont invités à se rassembler dans la cour en notre honneur. Comme lors de chaque rencontre au bord de la route, Musiiwa le coordinateur de la visite répète pour la xième fois que "je suis parti du Rwanda jusqu’ici (soit 3.300 kms) à vélo en direction du village de Mandela ...". Une chorale d’enfants à plusieurs voix entonne un chant manifestement patriotique, le mot "Zimbabwe" (un des rares mots que je reconnais en Shona) revient à plusieurs reprises. 1250 mains s’agitent et autant d’yeux scintillent au moment de notre départ !

La suite de la visite nous mène à un barrage construit par les paysans en 1989 (ils avaient reçu le ciment) ; le système d’irrigation est à l’arrêt faute d’électricité et de pompe. Un champ de légumes tout proche est alimenté en eau par quelques femmes se relayant pour porter quelques seaux ... gestes lourds et pourtant dérisoires face à l’étendue de la sècheresse à des kms à la ronde. En revenant vers la maison de la maman de David, un poulet nous accompagne ... ce sera son dernier voyage. Question voyage, il en a du faire des marathons au vu de la taille (réduite) de ses cuisses ! Néanmoins, il sera succulent avec le sadza (fait à partir du maïs) et de quelques légumes. C’est la maman (86 ans) de David qui a cuisiné . C’est elle qui, avec son dynamisme anime encore la communauté. Dans la nuit j’arrive chez elle, je loge dans une chambre que j’essaye d’aérer au maximum. La chaleur m’accompagnera une bonne partie de la nuit. L’orage du matin "essuyé" pendant quelques kms a été insuffisant pour rafraichir ... ni surtout arroser les champs.

Rebelotte le lendemain matin ... pour seulement 40 kms. A Ngundu, c’est Patrick qui m’accueille. Cet ancien policier me présente sa famille comportant 4 enfants ("Je me suis marié tard" me dit-il). Excellent repas préparé par son épouse prenommée Pétronella (prénom typiquement roumain) suivi d’une présentation de 4 dames veuves et d’un projet d’élevage de poules les concernant. Les pensions - pratiquement inexistantes - ne suffisent pas pour vivre. Quelques poules - et leurs oeufs - permettraient de mettre un peu de "beurre" dans les épinards ... !

L’Afrique du Sud est en vue !

Le jeudi 28 janvier longue route vers la frontière. Un orage le matin ... un après-midi très chaud se terminant par une longue ligne droite en faux plat, ce qui est psychologiquement plus dur que des montées et des descentes successives. Ariivée à Bubi sur la rivière du même nom à un Motel (encore géré par un couple de Blancs) où il est possible de faire du camping. Je choisi cette solution. Je suis le seul client ... les pompes à essence ont été retirées. Dans le bureau, une jeune dame vend des recharges de cartes téléphoniques ... et des boites de coca. Douche chaude ... mais il faut aller vite, deux minutes maximum ... l’avantage, on peut recommencer à la douche d’à côté et l’on repart pour deux minutes. Autant en profiter (pour enlever la crasse accumulée depuis quelques jours) car de toute façon je suis seul et il y a sans doute longtemps que personne n’a plus campé ici. Le soir ... je suis également le seul client du restaurant (steak et frites) ... "pour 10 dollars de plus !". Très peu de beurre dans les épinards ce soir pour la gérante qui me regarde toute étonnée - un Blanc - pédaler vers l’Afrique du Sud ! Tout comme les policiers et les policières qui m’arrêtent - non pas pour me demander mon passeport - mais pour s’enquérir de ce voyage, il faut le dire ... peu commun pour eux !

Entrée en Afrique du Sud.

Ce vendredi 29 janvier, 85 kms dans la région du Zimbabwe limitrophe avec l’Afrique du Sud : un "nomansland" avec très peu de rencontres, seulement de nombreux ânes, chèvres et vaches. Le long de la route certains de ces animaux y ont terminé leur vie ... au grand bonheur des vautours qui s’enfuient à mon approche en clopinant. Bientôt Beitbridge est en vue. La traversée de la frontière se fait sans problème ; je n’ai jamais passé une frontière aussi facilement sans remplir le moindre papier. La douanière en voyant mon casque me demande le numéro d’immatriculation de ma moto ... puis se ressaisit en voyant le vélo en rigolant. Elle me rend mon passeport, je lui demande ou payer le visa ... elle me répond qu’elle m’a donné trois mois. Je la remercie en lui disant en blaguant "It’s not enough to go to Durban". Elle éclate de rire !

Douze kms plus loin, j’arrive à Musina, ville importante où je cherche en vain un camping. Un monsieur blanc parlant Afrikaans essaye de m’aider ... et n’ayant rien trouvé à me proposer sinon à 40 kms, il me suggère tout simplement de dresser ma tente dans son jardin à côté de la piscine ... à 30 degrés. Oui le soleil Sud-Africain tape fort ! Et moi j’en ai de la chance de croiser ce monsieur au moment où il rentre chez lui !

A suivre ...

Léon ... le Sud-Africain ... depuis peu.



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