PAMUHACHA

Chinoy

Prévention du VIH/ Sida auprès des enfants et des populations

PAMUHACHA réalise des activités de prévention du sida dans les communautés rurales du district de Chinoy en faisant participer les populations.

PAMUHACHA HIV and AIDS prevention trust réalise des activités de prévention du sida dans les communautés rurales du district de Chinoy (capitale de Mashonaland West, province du Zimbabwe) en faisant participer les populations.

C’est une organisation jeune et dynamique qui opère depuis 2003.
Sa mission consiste à conscientiser la population au sida : changement d’attitude envers les personnes contaminées, prévention de la propagation de la maladie, création de structures pouvant réduire l’impact du sida.

Contexte

Le Zimbabwe est l’un des dix pays les plus durement touchés par l’infection du VIH/SIDA avec un taux de prévalence de 35% chez les adolescents et les adultes de 15 à 49 ans. En 1999, 160.000 personnes sont mortes du SIDA.
L’espérance de vie de 56 ans à la naissance en 1990 retombe à 40 ans en 2010. 20 à 30% des enfants de moins de 15 ans seront orphelins et donc chefs de famille pour beaucoup.

La situation économique catastrophique du pays affecte d’autant plus la situation des personnes vivant avec le SIDA. En effet, ces dernières ne peuvent se payer les soins nécessaires et aucune structure d’accueil ou d’aide n’est mise en place. Aussi, en même temps que les populations n’ont pas d’accès aux soins, elles doivent faire face à une très dure crise alimentaire dans ce pays qui autrefois fut le grenier de l’Afrique. Au Zimbabwe, un adulte sur cinq est séropositif ; un enfant sur quatre est orphelin ; l’inflation dépasse 1200 pour cent.

Projet

L’action d’Entraide et Fraternité et du PAMUHACHA HIV and AIDS prevention trust vise à fournir traitement, soin et assistance à 2000 adultes et 800 enfants vivant avec le sida.

Concrètement, le projet consiste à :

- Renforcer les soins à domicile grâce à l’aide de 77 volontaires travaillant conjointement avec des cliniques locales ;
- Créer des infrastructures pour accueillir les enfants vivant avec le sida ;
- Former ces volontaires à des soins spécifiques ;
- Fournir des services psychosociaux aux personnes vivant avec le sida ;
- Former les patients aux plantes médicinales aidant à renforcer le système immunitaire, affaibli par le sida ;
- Réaliser des ateliers pour aider les enfants malades à découvrir leurs potentialités, à avoir confiance en eux-mêmes et à ne pas se sentir inferieurs parce qu’ils sont malades.

Il est primordial que le Zimbabwe enraye l’épidémiedu Sida. Pamuhacha lutte contre cette situation déplorable et a besoin d’un soutien financier pour l’aider à relever ces défis.

Repas chaud lors de la réunion des enfants

Repas chaud lors de la réunion des enfants

Témoignage

Ecoutons Mike, un garçon de 16 ans :
“J’ai réalisé un Memory Book. Il me rappelle toujours comment ma mère est morte. Elle était très malade, elle a été malade très longtemps et elle est morte à Blanket. J’avais 13 ans. Mon père est mort la même année. Aujourd’hui j’habite chez ma sœur de 30 ans et mon beau-frère. C’est lui qui est allé à l’hôpital avec moi pour que je puisse avoir le traitement anti-retroviral (ARV). Le Memory Book est quelque chose de très spécial pour moi. Chaque fois que je lis ce qui est écrit sur ma mère, ça me fait un effet mélangé… mais ça me permet de ne plus être stressé et ça me soulage.
Je fais partie de deux groupes : les enfants Massimba (groupe pour les enfants ayant le SIDA) et le groupe d’adolescents. J’aime rencontrer d’autres gens, jouer des pièces de théâtre. Je ne vais plus à l’école parce que je n’ai pas d’argent. J’ai été très malade, mais je vais un peu mieux. Je prends mon traitement chaque jour. Les enfants Massimba se réunissent chaque semaine : on parle du traitement, mais aussi des abus subis par certains. On a fait des pièces sur le Sida et sur les abus.
Pour l’avenir, j’aimerais travailler comme chauffeur routier, mais il faudrait d’abord que je finisse l’école. Je voudrais qu’il y ait des possibilités ici ou ailleurs pour aller à l’école. J’ai été très malade cette année et je n’ai pas pu continuer, et pourtant ma maîtresse m’a soutenu car elle savait ce que j’avais.”
Mike avec Claude Mormont

Mike avec Claude Mormont





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