Pour que la Terre tourne plus JUSTE !
RSS

Mieux connaître ce que l’on fait pour mieux changer

Objectif : Voir, comprendre et juger de nos actions pour améliorer les comportements. Comprendre que dans un changement quotidien, la solidarité est possible.

Note pour les enseignants :

La démarche proposée dans cette fiche permettra aux enfants de s’exprimer d’une autre manière que sous une forme verbale.

« Si tu veux revenir à l’essentiel » :

Réflexion : au quotidien, nous avons des besoins, nous faisons des choses essentielles, importantes à différents niveaux. Au niveau de notre santé, nous mangeons, nous nous brossons les dents, nous dormons,... Au niveau de notre comportement affectif, nous faisons un bisou à Papa et Maman, nous disons bonjour, nous faisons un câlin,… Au niveau de notre apprentissage, nous allons à l’école, nous jouons, nous regardons des émissions,… et à un niveau social, nous rencontrons des amis, nous fêtons notre anniversaire, nous attendons St Nicolas,…
Mais pour répondre à ces besoins essentiels, comment nous y prenons-nous ? Qu’utilisons-nous ? Que demandons-nous ? Que gaspillons-nous ?

Déroulement :

1. Je me pose la question de savoir ce que veut dire « essentiel ». Ensemble, on va chercher la réponse. On écrit le mot « essentiel » en grand au centre d’une grande feuille et chacun donne son idée, sa signification. On écrit tout cela autour du mot.
Essentiel c’est : important, que je dois absolument faire, bon, indispensable, nécessaire, précieux, fondamental, vital,… ce n’est pas quelque chose d’inutile, de superflu.

2. A présent que nous savons ce que veut dire essentiel, chacun va réaliser son affiche de choses essentielles (en découpant dans des publicités, dans des magazines, en dessinant,…) ; il faut qu’il y ait des repas et ce que je mange, le côté affectif ou relationnel, l’école et ce que je prends pour y aller (cartable, collation,…) et au niveau de la santé (comment je me brosse les dents, bain ou douche,…).

3. Montrer ensuite les photos de la vie d’enfants dans le Sud (une photo de la nourriture, de la famille, de l’accès à l’eau,…). Regarder ces photos et répondre à ceci : qu’est-ce qui est essentiel pour eux ?

4. Pour terminer, mettre les photos et mon affiche en vis-à-vis et apporter des changements là où ils sont nécessaires. Que dois-je retirer d’un côté (qui n’est peut-être pas si essentiel que ça) et que je pourrais ajouter de l’autre côté car là, ça manque.

5. Une manière plus physique d’exprimer ce dernier point serait de placer les enfants en deux groupes : un qui représenterait l’affiche "d’ici" et un qui représenterait "les pays du Sud". En se référant bien chacun à leur affiche individuelle, ils choisissent le mot qui leur semble être le plus approprié selon leur idée.

6. Dans la pratique : les deux groupes se placent côte à côte comme s’ils étaient sur scène face à un public. Les enfants sont à genoux et repliés en boule sur eux-mêmes (significatif du repli sur soi, le retour aux sources, le moi intérieur) ; en relevant le buste mais en restant à genoux, ils ouvrent les bras (significatif de l’ouverture au monde, une nouvelle naissance,…) ; rester à genoux (significatif de l’humilité, de l’apprentissage en douceur). A tour de rôle et en alternance, ils vont verbaliser avec leur corps pour dire l’essentiel.

Par exemple :

L’enfant A se redresse et dit "important", il se remet en boule.
L’enfant B se redresse et dit "bon", il se remet en boule.
L’enfant C se redresse et dit "cartable », il se remet en boule.
L’enfant D se redresse et dit "eau", il se remet en boule.

Ils imitent une machine à pistons, chaque élément est important et ne peut fonctionner correctement seul. Lorsque tous y sont passés, ils se lèvent ensemble et prononcent le mot "essentiel " d’une façon bien audible.

Dans le premier groupe, ils ont parlé "d’ici", dans le second "des pays du Sud" mais après réflexion commune, en attirant l’attention sur des mots qui ont été cités dans les deux groupes, on peut se demander pourquoi il y a des différences (peut-être y a-t-il eu omission d’un côté ou de l’autre ou peut-être aussi que certains mots n’étaient pas vraiment représentatifs). L’objectif final serait d’amener les enfants à retenir que l’essentiel pour l’humanité est en fait de réunir les deux groupes pour ne plus former que le véritable essentiel.



Documents joints



A lire aussi