19 mai 2015  Actualités

Manifestation au Guatemala : le président est accusé de corruption

Plus de 30 000 personnes (50 000 selon les organisations du mouvement social) ont manifesté le samedi 25 avril dans le centre de la capitale Guatemala, pour réclamer la démission du président de la République, Otto Pérez, et de la vice-présidente, Ingrid Roxana Baldetti Elias, après la révélation d’un scandale de corruption qui éclabousse des proches du pouvoir.

Encadrés par des centaines de policiers, les manifestants ont scandé « Démissionnez maintenant ! » en faisant résonner casseroles et sifflets.
La semaine dernière un réseau de hauts fonctionnaires a été suspecté d’avoir encaissé des pots-de-vin en échange d’impôts réduits sur le passage de produits à la douane. Les sommes en jeu n’ont pas été précisées, mais des « montants en millions » ont été évoqués.

La présidence complice

Le parquet et la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (CICIG – Comisión Internacional contra l’Impunidad en Guatemala), une entité des Nations unies chargée d’assainir le système judiciaire, accuse l’ancien secrétaire de la vice-présidente, Juan Carlos Monzón, en fuite, d’avoir dirigé le système de corruption.
« Nous ne voulons plus que les voleurs continuent à nous gouverner, ils nous voient comme des jouets ! », « Dehors, dehors, dehors ! », criaient les manifestants devant le Palais national. Ils estiment que le président et la vice-présidente ne pouvaient ignorer les manœuvres de M. Monzón, considéré comme une personne de confiance au sein de l’exécutif.

M. Monzón s’est volatilisé la semaine dernière alors qu’il accompagnait Mme Baldetti Elias lors d’un voyage en Corée du Sud. Les autorités le pensent caché au Honduras. Le président, Otto Pérez, a affirmé à des journalistes qu’il ne démissionnerait pas, soutenant que l’enquête avait été lancée à l’initiative du gouvernement.





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