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Les revendications de la campagne

1) L’eau est un droit

Même s’il n’est pas inscrit formellement dans les grands pactes internationaux sur les droits humains, le statut de l’eau en tant que droit humain a été affirmé à maintes reprises par des chefs d’Etats et lors de forums internationaux. L’eau étant indispensable à la vie, elle est une condition sine qua non au respect de la dignité humaine. C’est pourquoi, en 2002, le Comité des Nations Unies pour les Droits Economiques, Sociaux et Culturels a très clairement indiqué que les Etats avaient l’obligation inconditionnelle et immédiate de tout mettre en œuvre pour garantir à l’ensemble de leurs populations un accès suffisant à une eau de qualité.

2) L’eau n’est pas une marchandise …

Depuis une vingtaine d’années, nos sociétés ont commencé à ne plus considérer l’eau comme un droit mais à la traiter comme un bien économique. Même si la privatisation des services d’eau est encore limitée dans le monde, la tendance à la marchandisation de l’ « or bleu » existe bel et bien.

En vingt ans, le nombre de personnes desservies par les entreprises privées est passé de 200.000 à 350 millions. Il sera de 1,6 milliards en 2015 ! Dans beaucoup de cas (Bolivie, Afrique du Sud,…) la privatisation a été assortie d’une hausse, parfois exorbitante, du prix de l’eau et d’une dégradation de sa qualité. Cela s’est traduit par une exclusion encore accrue des groupes les plus défavorisés. L’apport de capital privé ne peut donc être considéré comme la solution miracle au problème de l’eau. Au contraire : il faut à tout prix éviter que l’eau potable ne devienne un facteur supplémentaire d’inégalité sociale.

L’eau ne peut entrer dans la logique du marché régulé par l’offre et la demande. Il faut la considérer et la gérer comme un « patrimoine public universel ».

3) L’accès à l’eau doit être financé par la solidarité internationale

Il est grand temps que les États prennent enfin conscience de l’importance de l’enjeu de l’eau et assument leurs responsabilités, notamment en terme de solidarité internationale.

Dans le cadre des Objectifs de Développement du Millénaire, l’ensemble des chefs d’États de la planète se sont lancé le défi de diminuer de moitié (d’ici 2015) le nombre de personnes sans accès à l’eau (objectif n°7). Prenons-les au mot et rappelons leur que pour atteindre au minimum ce but, voire pour garantir un accès durable de tous les êtres humains à l’eau, il faudra que les pays les plus riches augmentent très sensiblement les ressources financières qu’ils allouent au développement.