20 février 2011  Actualités

L’épidémie de choléra reste présente

107 personnes ont été affectées et 3 sont mortes dans la chaîne des Cahos, dans les mornes de l’Artibonite où Entraide et Fraternité appuie le travail de son partenaire PAPDA.
L’épidémie reste très présente dans les rizières de la vallée (où vont s’engager comme journaliers nombre d’habitants de Pérodin) car les paysans travaillent pieds nus dans une eau infectée.

Le 19 octobre 2010, Haïti était confronté à une épidémie de choléra dans le département de l’Artibonite, au nord de Port-au-Prince. En 3 mois, selon l’OMS, l’épidémie a fait près de 4.000 victimes et contaminé un peu moins de 189.000 personnes. Aujourd’hui, le choléra s’est étendu dans tout le pays et n’aurait pas encore atteint son pic.

107 personnes ont été affectées et 3 sont mortes dans la chaîne des Cahos, dans les mornes de l’Artibonite où Entraide et Fraternité appuie le travail de son partenaire PAPDA.

Sollicité par ses partenaires PAPDA et SOFA, Entraide et Fraternité a apporté son soutien de concert avec l’ONG française Secours catholique afin de répondre à cette nouvelle catastrophe.

Une action d’urgence a donc été menée autour d’une triple intervention :
-  distribution de produits chlorés, de médicaments et de sérums au dispensaire de santé et aux deux organisations locales (MITPA et SOFA) avec lesquelles travaille la PAPDA,
-  sensibilisation, mobilisation et formation de la population aux soins et à la défense envers le choléra,
-  action de plaidoyer auprès du Ministère de la Santé, afin qu’il remplisse son rôle et mette en place une politique de prévention et de réponse à l’épidémie.
Jusqu’il y a peu, l’unique dispensaire de santé de la zone des Cahos accueillait 7 à 9 personnes par jour, mais depuis début janvier le chiffre est tombé à 2 personne par jour, et depuis le 18 janvier, plus personne n’était venu.

Pour autant et malheureusement, le problème demeure entier, vu le manque d’accès à l’eau, l’absence d’infrastructures sanitaires (à part le dispensaire, géré par l’ONG française InterAide). L’épidémie reste très présente dans les rizières de la vallée (où vont s’engager comme journaliers nombre d’habitants de Pérodin) car les paysans travaillent pieds nus dans une eau infectée.





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