Pour que la Terre tourne plus JUSTE !
RSS

Introduction à la Campagne

Introduction au thème de la campagne de Carême 2017 « Bien vivre ou (s’)épuiser » ?

Guatemala

Sur les hauteurs de l’Altiplano du Guatemala, dans la région de Sololá, Don José et sa femme Sibelia contemplent les « milpas », les champs de maïs de leur village. À flanc de montagne, la plante sacrée, base de la civilisation maya, s’étend en de longues ondulations épousant le relief. Çà et là, un toit de tôle ondulée et une légère colonne de fumée signalent la présence d’une maison. Au loin, enserré dans un collier de volcans, le lac Atitlán scintille en reflets bleutés qui se mêlent aux « 1001 nuances de vert », caractéristiques du « pays de l’éternel printemps ».
Derrière ce paysage idyllique, il y a une histoire tumultueuse. C’est celle des « hommes et des femmes du maïs », les Mayas, héritiers d’une des plus brillantes civilisations du monde, mais qui, colonisés, brutalisés, exploités, ont aujourd’hui été repoussés sur les parcelles de terre les plus ingrates du pays. La colonisation espagnole, puis la guerre civile des années ’80-‘90 ont marqué au fer rouge du génocide ces populations indigènes, aujourd’hui encore victimes de racisme et de discriminations, alors qu’elles représentent 2/3 de la population du pays.
Il en a fallu du courage et de la résilience à ces communautés pour résister et continuer à exister !
Cette force, elles l’ont puisée dans leurs savoirs ancestraux qui leur ont permis de maîtriser un environnement diffi-cile, mais aussi dans une spiritualité forte inspirée par leur « cosmovision ».
Pour les Mayas comme Sibelia et José, l’humain et la nature sont complémentaires, ils forment un tout. Détruire la nature revient donc à détruire l’humain en même temps. Au cœur de cette philosophie, des principes d’équilibre, d’harmonie et de réciprocité qui guident l’action des paysans mayas et qui, en ces temps de crise écologique et so-ciale globale, résonnent bien au-delà du Guatemala.
Aux quatre coins du monde, cette vision ancestrale du monde se traduit en effet aujourd’hui par une philosophie du développement, en passe de devenir un véritable (contre-)modèle, y compris en Occident. On l’appelle le « buen vivir », le bien vivre.
[...]

Téléchargez le document complet :

PDF - 2.5 Mo
Introduction à la Campagne




A lire aussi