16 mars 2016  Actualités

Festivanakkam 2016

Liège

Un poing en l’air, une main ouverte ! Parce que l’un n’empêche pas l’autre. [Keny Arkana]

Tout commença avec un mail. Un parmi d’autres m’étais-je dis… et bien non ! Il s’agissait de mon petit moment « réconfortant » du jour. Vous savez de ceux qui vous rappellent que jouer les moutons n’est pas une fatalité ! Une demande pleine d’entrain, un programme plus qu’alléchant, sans oublier l’occasion de déguster une petite « Solidaire », et me voilà embarquée dans cette nouvelle aventure. Sans avoir consulté le moindre agenda, je répondis par l’affirmative à cette invitation de jouer les petites mains entre deux apprentissages sur le monde. Et croyez-moi, je n’ai en rien regretté cette impulsivité ! Après deux bonnes semaines de promotion pour cette journée, le 12 mars pointa enfin le bout de son nez. Après un lendemain de veille quelque peu difficile, il faut être honnête, je fus escortée d’un timide soleil jusqu’à la fine équipe.

JPEG Une fin de coffre vidée, quelques tables déplacées et puis la merveilleuse idée de Jean Yves : un petit déj’ collectif. Rapidement, la cagnotte se constitua et je me mis en route à la quête de croissants et autres petits pains au chocolat. L’objectif atteint, c’est avec bonheur que j’ai constaté l’arrivée de troupes supplémentaires. Et c’est l’estomac plein qu’on s’est remis au travail avec encore un peu plus d’entrain. Une dernière touche déco, un rapide briefing et telle une petite armée d’ « activistes réfléchis » brillamment organisée, on ouvrit les portes aux restes du monde. Très vite les gens affluèrent. Jeune ou vieux. En solo, entre potes ou encore avec toute la famille. D’ici ou d’ailleurs. Le regard parfois un peu curieux, tous ces visiteurs avaient un point commun : le sourire aux lèvres ! Que ça faisait du bien à voir !
L’effervescence était de plus en plus palpable. Tandis que certain s’apprêtaient à rejoindre la projection de « Dexia ou la démocratie confisquée » suivie de son débat, d’autres se hâtaient vers notre petit bureau de change « made in Liège ». Rien de tel pour que la terre tourne plus juste que de se réapproprier la monnaie… le Valeureux était la solution idéale !
JPEG Une délicieuse odeur commença à circuler dans la salle, les plus affamés goûtaient aux délicieux menus confectionnés, d’une main de maître et juste ce qu’il faut d’amour, par la « Kitchen Team ». Les rires se multipliaient, les tables se partageaient entre inconnus et affublés de mon petit badge de volontaire je donnais un rapide coup de main par-ci par-là avant de succomber à la tentation de rejoindre la salle de projection.

En sortant de l’obscurité, je découvris au loin des visages connus. Ça ne m’avait effleuré l’esprit avant, mais cette journée festive était aussi l’occasion de recroiser les petites bouilles et esprits critiques de camarades rencontrés lors du weekend à Teuven. Quelques bisous plus tard, une bière Solidaire en main et on refaisait déjà le monde comme si on s’était quitté la veille sur un débat inachevé. Un petit regard vers mes collègues du stand « Valeureux » me confirma que j’étais dans le timing. Juste le temps de manger et de réceptionner quelques amis avant de prendre la relève. Confortablement installée, de vieilles potes à ma droite, la vache « prix libre » à ma gauche, le stock de solidaire à mes pieds et devant moi pour une fortune de billets de Monopoly… - les « Valeureux » sont très jolis, mais faut avouer qu’ils ont cette petite touche du moustachu chapoté si cher à Hasbro – … j’étais fin prête. Tout troc était l’occasion de sensibiliser les visiteurs du jour aux Valeureux, si ce n’était déjà fait, ou simplement d’offrir un petit coup de pub pour le plus honnête des breuvages. Je me rappelle d’ailleurs avoir joins le geste à la parole en offrant une gorgée de cette « houblonnes » à un curieux, qui s’en alla le gosier ravi.
JPEG Un rapide coup d’œil sur l’heure me rappela à l’ordre. Il allait falloir que je quitte les lieux, son ambiance festive, ses discussions animées et tous ces esprits aux envies de révolution. Une dernière petite « Solidaire », quelques bisous et il était vraiment temps que je quitte les lieux avant de ne définitivement plus savoir décoller. Le sourire aux lèvres, l’envie de faire changer le monde encore un peu plus présente, je n’avais qu’un regret : quitter le FESTIvanakkam pour un goûter familial.

Charlotte Simon





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