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Embarquement du vélo

Arrivé bien à l’avance à 10h du matin avec le vélo chargé comme un "mulet", je me dirige vers le bâtiment où sont stockés les marchandises à expédier.

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La cheffe, une belle dame, ayant la poigne pour diriger ses ouvriers, me dit que je dois prendre les bagages dans le compartiment ; seul le vélo peut prendre place dans le wagon marchandises. On pèse le tout sur une énorme balance : le vélo (16 kgs) et les 5 sacs (total 38 kgs) ... ouf le maximum (40 kgs) pour les bagages accompagnés n’est pas atteind ! Je paie l’équivalent de 4,5 euros pur le vélo ... pour 1.052 kms. Quinze minutes avant le départ, j’irai vérifier s’il est bien dans le wagon-marchandises ... j’arrive au moment où un homme le calle à l’arrière tout en haut des marchandises les plus diverses dont des meubles usagés.

Pour connaître la place réservée dans le wagon seconde classe comportant 6 couchettes par compartiment, je dois attendre 16h. Entretemps, la dame a bien voulu garder mes sacs dans son bureau. Je bénéficie de l’aide de touristes allemands pour acheminer le tout vers le wagon réservé. Le départ est plus ou moins respecté ... seulement 20 minutes de retard ... un retard on ne peut plus Belge, n’est-ce pas ? Le retard à l’arrivée sera nettement plus grand ... 15 heures, soit toute une nuit supplémentaire dans le train ! Les premières heures du voyage sont riches en couleurs surtout lors des arrêts dans les villages avec une foule de gens offrant bananes, fruits, canne à sucre, frites etc ... comme ce fut le cas lors de notre voyage en train à Madagascar en juin 2014 de Fianarantsoa à Manakara sur l’Océan Indien. Magnifique coucher de soleil également ... vu depuis le restaurant où je me rassasie de riz (bien utile pour ne pas devoir quitter la couchette en pleine nuit pour aller aux toilettes) accompagné d’un poulet. Au vu de sa constitution, il s’agit certainement d’un poulet qui durant sa vie fut davantage "marathonien" qu’althérophile. Mais ne nous plaigons pas : un repas comme cela (moins de deux euros), la plupart des gens dans les campagnes ne peuvent même pas se le payer ... ayant, par jour, un revenu moyen équivalent à un dollar !

Dans le compartiment, je sympathise avec un jeune qui va étudier à Dar-Es-salaam et nous conversons malgré un anglais un peu limité chez lui. Quand à mon voisin voyageant avec son jeune fils, il m’explique qu’il travaille pour une ONG Tanzanienne qui vise à lutter contre l’alcoolisme qui fait des ravages dans une population désoeuvrée.





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