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Un cycliste belge visite l’OAP

Deux jours de visites d’organisations paysannes

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L’OAP (l’Organisation d’Appui à l’Auto-Promotion Paysanne) est une ONG soutenue par Entraide et Fraternité / Belgique active depuis 20 ans dans différents coins du Burundi et plus précisément dans le "Bujumbura Rural". Une première rencontre avec Madame Pascasie, responsable de l’ONG, toute heureuse de découvrir - ainsi que ses collègues dont Madame Lydia - ce passionnant voyage à vélo vers le Zimbabwé. Il y a quelques années, elle est venue comme "témoin" dans la région du Hainaut, à Charleroi entre autre.

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Parti de bon matin vers les collines qui surplombent Bujumbura, nous rencontrons des hommes et des femmes, tout fiers de montrer comment leur vie à changé depuis qu’ils sont partenaires de cette ONG burundaise :
- dans un village de la commune de Nyabiraba, arrêt au magasin d’intrants (produits phyto-sanitaires, semences, médicaments vétérinaires, etc) sont vendus à bon prix aux paysans ; ceux qui ne peuvent payer cash remboursent par après ; Entraide a engagé dans ce magasin un fond de roulement pour approvisonner le stock ;
- plusieurs familles ont reçu en prêt une vache dont ils prennent soin tant qu’elle s’occupe de son veau, lequel reste propriété de la famille (comme déjà expliqué lors de la visite à Butare au Rwanda) ; dans une étable, je vois une vache qui fait l’objet de ce prêt rotatif depuis six ans : indiscutablement elle représente une haute valeur ajoutée solidaire ;
- une dame, Joséline, veuve depuis 1998, a été aidée par l’OAP dans la construction de sa maison ; dans l’étable, le veau est déjà aussi grand que la vache-mère ;
- une autre dame, Ménédore, hyper active nous emmène dans son champ de pomme de terre et nous montre fièrement l’alignement des plans ; les gens se lavent pieds et mains à une pompe financée par le projet ; dans une maison, c’est l’heure de la boisson traditionnelle fabriquée à partir d’une céréale de la famille du sorgho ;
- à Rutanbiro, nous visitons une école qui a pour but de former les paysans et de les aider à maitriser de meilleures techniques, à utiliser la rotation des cultures, à recevoir des conseils en matière d’élevage, à creuser des fossés anti-érosifs ; dans un hangar, les semences sont stockées sur des étagères pour une bonne germination ;
- nous terminons la première journée de visites par une nouvelle construction destinée à moudre les graines moissonnées en vue d’une commercialisation au profit des producteurs regroupés dans cette organisation paysanne.

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Le second jour,mardi 20 janvier 2015, Thierry nous accompagne ; il est le coordinateur d’Entraide et Fraternité pour les projets au Congo (le Sud-Kivu et le Maniema), au Rwanda et au Burundi. Au cours de la journée, nous avons pu rencontrer les acteurs de différents projets. Un premier arrêt pour voir des fossés anti-érosifs creusés au flanc d’une colline qui a été replantée en vue de maintenir le sol et d’alimenter les animaux.

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Ensuite nous grimpons jusqu’à la maison d’une famille qui a reçu un couple bouc/chèvre d’une bonne race Ougandaise. Dans la région, environ 500 personnes plus "vulnérables" ont été choisies pour être acteur(e)s d’un changement important. Nous visitons l’une d’elle qui nous montre les avantages d’une toilette écologique sèche : les selles solides, séparées des urines, sont stockées dans deux fosses distinctes utilisées à tour de rôle. Cela permet au bout de quelques mois de décomposition de fertiliser le potager. Un petit élevage de lapins et de cochons d’Inde (tiens tiens cela me rappelle l’Amérique du Sud) approvisionne la famille en viande saine. Le foyer économique dans une pièce séparée du reste de l’habitation, utilise peu de charbon de bois et rejette les fumées en dehors pour moins d’incommodation. Un réservoir d’eau de pluie allège le lourd labeur du portage d’eau, les enfants pouvant de cette façon être plus assidus à l’école. A côté du potager, une fosse est destinée à recevoir les détritus devenant un compost.

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Le plus interpellant pour nous qui utilisons 10 litres d’eau (potable) à chaque fois que nous l’utilisons montre qu’une solution "sèche" et "durable" au sens écologique est possible. Pour certaines choses, le tiers-monde nous devance ! Nous terminons par la visite d’un barrage régulant les eaux des pluies en fonction des saisons.

Un grand merci aux accompagnateurs de l’OAP : Pascal (1er jour), Gordien (2d jour), Justin (responsables des communications), Moïse (chauffeur), Thierry (coordinateur d’Entraide et Fraternité) ainsi qu’à mesdames Pascasie et Lydia pour leur gentillesse, leur accueil, le thé délicieux et la très bonne organisation des visites.

Léon Tillieux





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