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Des lunettes trouvent ici une seconde vie

Ayant pris en réserve en cas de perte une paire d’anciennes lunettes cassée en deux, celle-ci fera un heureux : le papa me dit qu’il ne sait plus lire de près faute de lunettes. En moins de deux, un fil de cuivre permet la réparation ... le papa, fidèle lecteur de la bible en tant qu’adepte de l’église Adventiste du 7ième jour, pourra continuer à lire ce livre ... où il a sans doute puisé les bonnes raisons de la qualité de son accueil.

Quant à la maman, elle est au four et au moulin ; elle active le feu pour que je puisse chauffer de l’eau ... pour mon repas lyophylisé (poulet curry) ; elle me donne un bassin d’eau pour la toilette ; elle puise de l’eau au puit, elle prépare le millet ... et le soir un bon repas africain. La nuit tombe vers 18h15 et l’on se réunit (les hommes et les garçons dehors près de la tente, la maman et les filles dans la case cuisine) pour partager le plat traditionnel africain (dont je vous donnerai le nom dans le prochain message) que l’on mange en le malaxant dans sa main avant de le tremper dans la sauce. Un peu de viande pour ce jour de visite. Les morceaux auxquels je n’ai pas touché, sont rapidement partagés par les enfants ... sans gaspillage aucun. Les biscuits que j’offre sont un dessert inhabituel. La petite dernière met un quart d’heure pour sucer le biscuit qu’elle a reçu.

Pas d’électricité mais la radio sur piles diffuse de la musique zambienne ; les grands ont un gsm ... il n’y a pas de réseau mais il permet de faire des photos (du muzungu). Heureusement il y a un chargeur solaire ! La nuit est déjà tombée depuis une heure, les femmes et les enfants des familles voisines continuent à venir chercher de l’eau au puit communautaire.

Le matin, les coqs se chargent de nous réveiller bien avant le lever du jour (c’est Danielle qui serait contente !) La tente démontée, c’est le départ ... le papa m’accompagne un bout de chemin avec une des filles sur le porte-paquet vers le centre de santé : elle a la malaria ! Nous nous quittons ... la joie née d’une rencontre exceptionnelle ... et éphémère se lit sur nos visages.





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