14 décembre 2016  Actualités

Des Droits Humains pour les multinationales ?

Entraide et Fraternité fait son lobby tour !

Partout sur la planète, des entreprises privées multinationales ou domestiques sont accusées de violations de droits humains. Bien que plusieurs instruments de droit international existent pour tenter de pallier ce problème, les moyens d’accès à la justice des victimes sont faibles et les condamnations d’entreprises trop peu nombreuses.

Certains pays, poussés par leur société civile, ont donc proposé au conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies de travailler sur un traité contraignant visant à obliger les entreprises privées à respecter les droits de L’Homme. L’affaire n’est pas gagnée, d’autant plus que l’Union Européenne est sceptique quant à la réalisation et l’application d’un tel instrument. La Belgique reste elle aussi frileuse à ce processus en insistant sur le fait qu’il est préférable d’améliorer l’application volontariste des outils existants plutôt que de créer une nouvelle voie juridique internationale contraignante.

Cela fait maintenant deux ans qu’Entraide et Fraternité suit de près l’évolution du traité. Nous soutenons ce projet car nous estimons qu’il a le potentiel de rendre le monde plus juste, notamment en termes d’accès à la justice pour les communautés lésées et afin de faire primer les droits humains sur les droits commerciaux. Dès lors, à l’occasion de la journée des droits de l’Homme (10 décembre), Entraide et Fraternité a profité de la visite de son partenaire brésilien de la Commission Pastorale de la Terre, Fabio José Da Silva, pour rencontrer différents responsables politiques belges et européens. Lors de ces rencontres, nous avons interpellé nos autorités quant à l’importance d’un tel traité et Fabio a soutenu nos propos par ses témoignages d’expériences au Brésil. Nous avons eu l’occasion de partager nos positions et, nous l’espérons, avoir entamé un dialogue constructif pour la suite.

Ensemble, Fabio, Hélène et Maxime (chargés de plaidoyer chez Entraide et Fraternité) accompagnés d’ONG partenaires ont rencontré le ministère des affaires étrangères belges, plusieurs membres de la Commission européenne ainsi que le collaborateur du député fédéral Georges Dallemagne. Dans l’ensemble ces rencontres sont positives, l’UE semble ouverte au dialogue et reconnaît que la société civile a un rôle de moteur dans l’avancement du processus. Le CDH confirme son soutien au traité contraignant et est prêt à interpeller le gouvernement fédéral pour l’enjoindre de s’investir davantage dans les négociations. En effet, le gouvernement belge reste très dubitatif vis-à-vis du projet et il risquerait d’en freiner les ambitions contraignantes. Conscient de cela, Entraide et Fraternité s’engage à poursuivre le travail entamé et à collaborer davantage avec d’autres ONG pour obtenir une position de la Belgique en faveur du traité contraignant.





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