19 mai 2016  Actualités

Assemblée des acteurs du programme Haïti

Haïti

Rencontre de représentants des organisations haïtiennes partenaires d’Entraide et Fraternité, et des organisations de base impliquées dans le programme d’appui.

En Haïti, Entraide et Fraternité soutient un réseau d’acteurs défendant l’agriculture paysanne : quatre organisations nationales qui appuient elles-mêmes de nombreuses organisations paysannes locales, dont une bonne vingtaine au sein du programme d’Entraide et Fraternité cofinancé par la DGD. Cet appui vise un soutien à la production (fourniture de semences, d’outils, de bétail, l’achat de terrain), des formations (à l’agroécologie, à l’organisation communautaire), du plaidoyer (formation et actions).
Dès le début du programme en 2014, le projet d’une rencontre de tous les acteurs impliqués, dont Entraide et Fraternité, avait été formulé. Pour diverses raisons, dont l’actualité politique compliquée, cette rencontre n’a pu se réaliser pour la première fois qu’en 2016 : du 9 au 11 mars, à Jacmel dans le sud du pays. En plus des représentants des quatre organisations nationales partenaires du programme (PAPDA, ICKL, SAKS et Tèt Kole) et de Entraide et Fraternité, deux délégué-e-s par organisation de base ont convergé de divers coins du pays vers Jacmel. Dans un cadre agréable, tout le monde a fait connaissance et échangé en grand et petit groupes sur le contexte, les avancées, les réussites et les difficultés du programme. Le contexte est difficile, a rappelé Marc-Arthur Fils-Aimé, directeur de l’Institut Culturel Karl Lévêque, et invité de la campagne de Carême de Entraide et Fraternité en 2015 : instabilité politique, sécheresse, besoin d’une alternative au système ultra-libéral. Les interventions des délégués lui ont fait écho. C’est dans ce contexte que chaque organisation a participé au programme : dans des travaux en petits groupes d’abord, en plénière ensuite, chacun a expliqué comment ont été identifiés les problèmes et les pistes de solution, quelles difficultés sont rencontrées dans la mise en œuvre, quelles réussites on obtient, comment on suit le travail au jour le jour et vérifie qu’on avance bien vers la réalisation des résultats attendus. Un échange de pratiques utile… qui a aussi mis en évidence que l’action quotidienne doit s’accompagner d’un travail pour de bonnes politiques, sans quoi tout est toujours à recommencer.
Les échanges se poursuivaient aussi dans les temps informels, lors des repas, et le soir du deuxième jour lors de la visite de Jacmel et du bord de mer.
Le 3ème et dernier jour, tout le groupe s’est déplacé non loin de là, à Marigot, pour voir le travail du groupe local du mouvement paysan Tèt Kole, une des organisations de base du programme. Grand enthousiasme lors de la visite de la boulangerie communautaire en pleine action : on a pu déguster le pain et faire crépiter les flashs. Puis tout le monde s’est retrouvé dans l’école communautaire mise en place par Tet Kolè et l’échange s’est poursuivi sur les bancs d’écoliers. Après une visite au moulin communautaire, est déjà venue l’heure du départ. Chacun est remonté dans son minibus pour entreprendre le voyage du retour.
Une réflexion d’un participant lors de l’évaluation des journées, résume celles-ci : « Nou sèl nou fèb. Ansamn nou fo. Jodia nou fo » « Seuls, nous sommes faibles. Ensemble nous sommes forts. Aujourd’hui nous sommes forts ».





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