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6h30 de grimpette

Une longue montée de 15 km = 6h30 de grimpette : tout le temps d’admirer le paysage et de causer avec les "pousseurs de vélos"

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Un cycliste a beau être averti que la montagne qui se profile à l’horizon va lui demander beaucoup de temps pour arriver au sommet, il faut sans cesse mordre sur sa chique et relancer sans cesse le "mulet" comme dit André Etchelecou ... Je n’ai jamais été seul dans cette lutte, accompagné par plusieurs cyclistes burundais, remontant avec leur vélo à vide, n’ayant qu’une seule vitesse et pratiquement pas de freins (des freins à "baguettes" pour ceux qui s’en souviennent, pas très efficaces.) Plusieurs voudraient pouvoir m’aider mais comment ? Alors qu’eux montent tout à pied, je reste sur le vélo (il est vrai mon "Da Silva" est équipé d’un tout petit développement) et en zigzaguant j’arrive petit à petit au sommet. Mais comme je m’arrête souvent pour reprendre mon souffle, j’arrive bien après eux. La vue est splendide. La descente est très rapide. Heureusement mes freins hydrauliques "Magura" sont puissants. Quand je pense que les gens ici freinent avec leurs chaussures (faites de morceaux de pneus) directement sur la roue !

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Arrivé à Mabanda, je ne vais pas plus loin ... je loge dans le seul hotel ... pas souvent occupé (le dernier passage remonte à huit jours). Je suis attiré par des chants dans l’église voisine. J’entre dans cette église "noire de monde" (sans jeu de mot). Je suis bien sûr le seul "muzungu" et tout le monde se retourne vers moi ; c’est assez impressionnant d’être regardé en même temps par 1.200 yeux directement braqués vers vous ! Beaucoup de jeunes ... dont les membres de la chorale (chemise verte pour les garçons, jupe de la même couleur pour les filles) assurent une ambiance plus que rythmée, avec une belle chorégraphie ... bravo !

Le lendemain, je pars vers la Tanzanie. Je louppe le contrôle de frontière et le douanier dépêche un jeune qui, en courant, me dit que je dois faire demi-tour pour obtenir le cachet burundais de sortie. Le douanier, avec un très grand sourire me dit "Je vous ai vu dans l’église, hier ... et vous avez comme curé, un prêtre de notre diocèse, l’abbé Ignace" ... à bon, les nouvelles circulent vite sur les collines burundaises ! Il est vrai que j’avais rencontré le curé de la paroisse et lui avait fait part de cette information.





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