
Plan stratégique
Promouvoir l’agriculture paysanne
Entraide et Fraternité mène un ambitieux programme pour défendre et promouvoir l’agriculture paysanne. Il s’étend dans 9 pays du sud et touche 550 organisations de base. Il se réalise aussi au nord à travers le travail, au niveau national et international, de sensibilisation et de revendications politiques en lien avec nos partenaires belges, européens et, évidemment, des pays concernés.
Ce programme de 3 ans (2008-2011) est développé par Entraide & Fraternité avec un cofinancement de la DGCD (Direction Générale de la Coopération au Développement) . Son objectif global est de promouvoir et de défendre l’agriculture paysanne durable par des démarches citoyennes, en particulier autour des axes genre, environnement et accès à la terre, dans une perspective de souveraineté alimentaire. Ce programme s’étend au sud sur 9 pays en développement dans 3 continents : Afrique, Amérique latine et Asie. Mais, il se réalise aussi au nord à travers le travail, au niveau national et international, de sensibilisation et de revendications politiques en lien avec des partenaires belges, européens et, évidemment, des pays concernés.
Il s’articule autour de trois axes thématiques.
Le premier est celui des changements climatiques qui affectent la vie et le travail des petits paysans (à travers les destructions des récoltes, le manque d’eau, etc.).
Le second concerne le genre car si la place des femmes dans l’agriculture est reconnue, leur travail ne l’est pas, ou très peu, et leur droit à la terre est souvent bafoué. E&F accorde donc un intérêt particulier à la prise en compte des femmes rurales dans ce programme.
Le dernier concerne la question de l’accès à la terre qu’il faut ré-envisager car de nombreux paysans dans le monde ne sont plus propriétaires des terres qu’ils cultivent.
Un thème d’une actualité brûlante
Le thème de la souveraineté alimentaire reste d’actualité. En effet, en juin 2009, la FAO annonçait qu’un milliard de personnes souffrait de la faim et de la malnutrition. Pourtant, les ressources nécessaires pour nourrir la planète existent mais elles ne semblent pas exploitées au profit des plus pauvres. Or les pays pauvres ont pour la plupart des terres cultivables en quantité suffisante pour nourrir leurs populations. Mais, malheureusement, le choix des cultures est dicté par les enjeux économiques mondiaux et non par les réels besoins des habitants des pays. Ou encore, l’accès à la terre peut être extrêmement réduit pour les petits paysans car les grandes multinationales ou grands propriétaires contrôlent la majorité des terres.
E&F veut, par ce programme, agir et sensibiliser afin de remédier à cette situation, avec la collaboration de multiples acteurs : paysans locaux, instances internationales, société civile locale et occidentale,…. E&F souhaite prendre part concrètement aux changements de ces situations en soutenant les personnes directement touchées par ces questions d’envergure mondiale.
Les paysans du Sud premiers acteurs du programme
E&F s’engage à défendre l’agriculture familiale. Les paysans du sud, surtout les populations locales rurales marginalisées ou exclues, sont les premiers concernés par cette situation. Ils sont donc le premier public visé par le programme mais aussi ses premiers acteurs. Néanmoins, les agriculteurs et les consommateurs occidentaux sont aussi concernés et affectés par ces questions. C’est pourquoi le travail de ce programme se situe à une très large échelle. Des actions seront donc menées tant au Nord qu’au Sud.
En effet, les problématiques sont envisagées par E&F de manière globale et selon des visions et des actions cohérentes. Tant le Nord que le Sud sont touchés, de manière différente, par ces problématiques, ils doivent donc y remédier en agissant ensemble.
Le volet sud de ce programme touche de multiples pays choisis selon : l’importance de la problématique alimentaire dans le pays/région, les pays définis comme prioritaires par la coopération belge, l’expérience d’E&F, l’engagement de la société civile locale dans la défense de l’agriculture paysanne, etc.
Le programme veut atteindre 550 organisations de base locales dans 9 pays du sud
Afrique :
- République démocratique du Congo (diocèse de Kasongo)
- Burundi (province de Bujumbura rural)
- Madagascar (diocèse d’Antsirabe)
Amérique latine :
- Brésil (état de Goiás)
- Nicaragua (région de la Zona Seca)
- Guatemala (département de Totonicapán)
- Haïti (département d’Artibonite)
Asie :
- Philippines (île de Mindanao)
- Vietnam (province de Lang Son)
La promotion et la défense de l’agriculture paysanne durable se réalise en renforçant les compétences des bénéficiaires (formation et sensibilisation à une agriculture respectueuse de l’environnement, aide à la commercialisation de leur produit, achat d’outils, construction d’infrastructures, achat/don de semences et d’animaux, ,…) et par des échanges nationaux et internationaux entre acteurs engagés afin de partager leurs expériences.
Le volet nord du programme se concrétise à travers des démarches d’éducation au développement, de sensibilisation et de plaidoyer auprès d’étudiants, de jeunes adultes, de sympathisants et de responsables politiques des instances belges fédérales ou régionales (Parlements et Gouvernements), d’instances européennes (Commissaires et parlementaires) et responsables politiques ayant un pouvoir d’influence et/ou de décision au sein d’organisations internationales (Banque Mondiales, Nations Unies,…).



